La familiarisation aquatique : Comment l’aborder à 6 ans ?

Enfant souriant dans l'eau : la familiarisation

Ca  y est vous avez décidé ensemble qu’il était temps d’apprendre à nager. Votre mini-vous est complétement d’accord. Il lui tarde de compter les carreaux de la piscine avec ses cousins. Très bien, il a 6 ans ? Super ! C’est en général, l’âge où l’on commence les leçons de familiarisation dans la plupart des centres aquatiques. Avant ça, si votre enfant n’a pas 6 ans, renseignez-vous auprès de la piscine à côté de chez vous. Peut être prennent-ils les enfants entre 5 et 6 ans. Plus jeune, je vous conseille de venir souvent à la piscine en famille, d’acclimater votre enfant à cet environnement. D’avoir testé au préalable les séances de bébés nageurs. Les séances bébés nageurs sont très bénéfiques, j’ai d’ailleurs créé un article à ce sujet, cliquez ici => bébé nageur.

Comment se passe la première leçon de familiarisation ?

D’abord l’éducateur aquatique procédera à un test. Il évaluera les compétences de votre enfant. S’il est à l’aise ou non, s’il met la tête dans l’eau sans grimacer, s’il saute etc… Tout ça, normalement sans aide à la flottaison (frite, bouée, brassards etc…). Houla, je vous vois déjà  trembler, pas de panique ! Les éducateurs ne forcent à rien. L’enfant est l’acteur de sa séance, s’il ne veut pas faire quelque chose, l’éducateur ne forcera pas votre enfant. L’époque où l’on poussait les enfants dans la piscine est révolue. Si votre enfant décide de sauter et qu’il ne sait pas nager, déjà on s’en rendra vite compte de plus la perche sera tout de suite donnée à l’enfant sans qu’il ne se rende compte de rien, et cela veut dire que votre enfant progressera vite car il est volontaire ! Rien de tel pour la familiarisation que les expériences !

Le petit bain pour la familiarisation ?

Les séances de familiarisation servent à approcher le milieu aquatique de manière ludique et éducative. Il y a deux écoles, soit on commence au petit bain, soit dans le grand bain. Bonne nouvelle ! Les deux approches sont bonnes. S’il s’agissait de moi, nous commencerions directement dans le grand bain, car je préfère le désacraliser et je ne veux pas avoir travaillé pleins d’exercices dans le petit bain pour qu’une fois arriver dans le grand bain, plus personne ne veuille les faire simplement parce que nous ne sommes plus dans le même bassin. Néanmoins, travailler dans le petit bain peut aussi être utile dans le sens où c’est une approche douce ainsi qu’une bonne manière de gagner la confiance des enfants. Cependant, le mieux reste de s’adapter à l’enfant.

Que fait-on dans ces séances ?

On aborde la perte d’appuis plantaires. En d’autres termes nous allons abandonner ce qui fait de nous des terriens. Pour avancer, les pieds ont besoins d’être sur une surface plane. Vous verrez que votre enfant au fil des séances détachera ses pieds du mur et finira pas être presque allongé et adoptera une position de nageur. Pour se faire, on le fera d’abord longer le mur, puis de plus en plus vite en faisant des courses par exemple. On lui fera traverser un pont de singe, non ne relisez pas la phrase, j’ai bien écrit pont de singe et je parle bien de piscine et non de zoo 😊 ( ce sont des barres parallèles où l’enfant mettra une main sur chacune pour avancer jusqu’à la ligne d’eau d’en face et soit reviendra en empruntant le même chemin soit, plus difficile, reviendra par la ligne d’eau).

Mais encore ?

La respiration aura une grande importance dans les séances de familiarisation, c’est même une des clés principales. Comprendre comment souffler dans l’eau, bloquer sa respiration, comprendre que le corps ne se remplie pas d’eau, ouvrir la bouche, mettre le nez dans l’eau ou soufflez par le nez…

On travaillera aussi les petites immersions ainsi que les grandes immersions… Quelle est la différence ? Me direz-vous. Simplement, les petites immersions constituent des immersions de courtes durées comme passer sous une barre ou une frite et les grandes immersions seront plus importantes comme par exemple passer sous un tapis ou encore descendre à la perche.

Descendra-t-il à la perche ?

La phase suivante dans la familiarisation, et qui effraie les parents c’est l’exploration de la profondeur. Il est vrai que voir son petit bout de chou partir vers le fond de la piscine peut faire peur. Je me souviens que mon père ne voulait pas voir cette étape dans mon apprentissage pourtant je vous certifie que c’est ce que beaucoup d’enfants préfèrent faire. Au départ on demandera à l’enfant de seulement descendre le long de la barre le plus possible jusqu’à ce qu’il aille plusieurs fois toucher le fond avec ses pieds, sa main, ou même s’allonge sur le sol du bassin. Si votre enfant en est là, on lui demandera de descendre puis de lâcher la perche pour qu’il se sente remonter tout seul. Ce sera le début de la flottaison.

L’objectif de la familiarisation

Le but de cette étape est aussi, de faire aimer l’eau à l’enfant ! Il faut que l’enfant s’amuse durant sa séance et qu’il ait hâte de revenir la semaine d’après. Si vous être stressé à l’idée qu’il va être dans l’eau, sans vous, et sans brassards, ne lui montrer pas. L’enfant ressent tout et vous pouvez lui transmettre votre appréhension.

De la familiarisation au corps flottant

Votre enfant apprendra à se lâcher en passant par des variantes comme à une main, sans les mains etc..  En étoile de mer sur le dos, sur le ventre ou encore en boule…

A ce stade votre enfant aura déjà bien progressé mais il faut bien comprendre que la répétition des exercices et super importante. C’est comme tout. Il faut que ce soit ancré dans l’esprit de l’enfant. En d’autre terme, l’enfant doit savoir que même s’il ne fait rien dans l’eau, sans nager, sans se tenir au mur, il flotte sans problème. C’est un point qu’il ne faut pas négliger, car cela peut sauver !

Cas concret :

Prenons l’exemple d’un de mes cours particuliers. Lucie, une petite fille de 7 ans sait se déplacer mais sur quelques mètres  seulement, elle est vite fatiguée notamment quand elle nage sur le ventre. Quand elle est s’essouffle, je lui dis de se mettre quelques secondes sur le dos en étoile de mer, pour se reposer et repartir. Elle a compris que dans cette position, même si elle ne fait pas aller ses bras ou ses jambes, elle est en sécurité. Lucie est donc sereine dans l’eau 😉

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